Sommaire (8 sections)
- Brevet drone professionnel : de quoi parle-t-on exactement ?
- Le CATT : le certificat de base pour la catégorie ouverte
- La catégorie spécifique : STS et PDRA
- Et le brevet ULM dans tout ça ?
- Combien coûte la formation drone professionnelle ?
- Le renouvellement : ne pas oublier la date d’expiration
- Récapitulatif : que faut-il pour voler en professionnel en 2026 ?
- Gérez vos certifications avec AltiNest
Brevet drone professionnel : de quoi parle-t-on exactement ?
Contrairement à une idée reçue tenace, il n’existe pas de « brevet de pilote de drone » au sens strict en France. Le terme couramment utilisé désigne en réalité un ensemble de certifications et attestations qui autorisent le vol professionnel d’un UAS (Unmanned Aircraft System). Depuis l’entrée en vigueur complète du règlement européen (UE) 2019/947 au 1er janvier 2026, le cadre a profondément évolué et les anciens scénarios nationaux S1-S4 ont disparu.
En 2026, ce dont vous avez besoin dépend de la catégorie d’opération dans laquelle vous volez : catégorie ouverte ou catégorie spécifique. Voici un tour d’horizon complet.
Le CATT : le certificat de base pour la catégorie ouverte
Le CATT (Certificat d’Aptitude Théorique de Télépilote) est le socle minimal pour tout télépilote opérant en catégorie ouverte. Il s’obtient en passant un examen en ligne sur la plateforme AlphaTango de la DGAC.
Les formations A1/A3 et A2
La catégorie ouverte se divise en trois sous-catégories, chacune avec ses exigences :
- Sous-catégorie A1/A3 : examen en ligne gratuit sur AlphaTango. 40 questions à choix multiples, 75 % de bonnes réponses requises. Autorise le vol de drones C0, C1 (A1) et C2, C3, C4 (A3).
- Sous-catégorie A2 : nécessite d’abord la réussite de l’examen A1/A3, puis un examen théorique complémentaire plus poussé et une auto-formation pratique documentée. Autorise le vol de drones C2 à moins de 30 m des personnes (5 m en mode basse vitesse).
| Sous-catégorie | Examen | Drones autorisés | Distance personnes |
|---|---|---|---|
| A1 | En ligne (A1/A3) | C0, C1 (< 900 g) | Survol personnes isolées OK |
| A2 | Théorique complémentaire + pratique | C2 (< 4 kg) | 30 m (5 m en basse vitesse) |
| A3 | En ligne (A1/A3) | C2, C3, C4 (< 25 kg) | 150 m des zones urbanisées |
Le certificat A1/A3 et l’attestation A2 sont valables 5 ans. Le renouvellement se fait par un examen de mise à jour en ligne avant la date d’expiration. Ne laissez pas votre certificat expirer : sans lui, toute activité professionnelle est interdite.
La catégorie spécifique : STS et PDRA
Pour la grande majorité des missions professionnelles — inspection de toiture, survol de zones urbaines, vol à proximité de personnes — la catégorie ouverte ne suffit pas. Vous devez opérer en catégorie spécifique.
Les scénarios standards STS-01 et STS-02
Les scénarios standards européens (STS) sont les cadres les plus utilisés par les professionnels :
- STS-01 : vol en vue directe (VLOS) au-dessus d’une zone contrôlée au sol, en environnement urbain. Drone de classe C5 requis.
- STS-02 : vol hors vue directe (BVLOS) dans une zone peu peuplée. Drone de classe C6 requis.
Pour opérer sous STS, le télépilote doit :
- Obtenir le certificat théorique STS auprès d’un organisme de formation reconnu par la DGAC
- Suivre une formation pratique dispensée par un centre agréé
- Déclarer l’exploitation sur AlphaTango
Les PDRA (Predefined Risk Assessment)
Les PDRA sont des évaluations de risque prédéfinies par la DGAC. Ils nécessitent une autorisation opérationnelle (pas une simple déclaration). Les PDRA couvrent des cas non prévus par les STS, comme certains vols en agglomération avec des drones ne disposant pas du marquage C5/C6.
Un STS fait l’objet d’une déclaration (procédure simplifiée). Un PDRA nécessite une autorisation délivrée par la DGAC (procédure plus longue, délai 2 à 4 mois). Choisissez le bon cadre avant de commencer vos démarches.
Et le brevet ULM dans tout ça ?
Historiquement, certains télépilotes obtenaient un brevet de pilote ULM pour satisfaire aux exigences de l’ancienne réglementation française. Depuis la transition européenne, le brevet ULM n’est plus requis pour piloter un drone professionnel.
Cependant, le brevet ULM reste reconnu comme équivalence pour la partie théorique dans certains cas. Si vous le possédez déjà, renseignez-vous auprès de la DGAC pour savoir s’il peut faciliter votre transition vers les nouveaux certificats.
En résumé : en 2026, le brevet ULM est un plus sur votre CV, mais ce n’est ni nécessaire ni suffisant pour exercer comme télépilote professionnel.
Combien coûte la formation drone professionnelle ?
Le budget formation varie considérablement selon le niveau visé :
| Formation | Coût estimé | Durée | Contenu |
|---|---|---|---|
| Examen A1/A3 (en ligne) | Gratuit | Quelques heures de révision | QCM théorique |
| Examen A2 | 200 - 500 € | 1 à 2 jours | Théorie + auto-formation pratique |
| Formation STS-01 complète | 1 500 - 2 500 € | 3 à 5 jours | Théorie + pratique + examen |
| Formation STS-02 complète | 2 000 - 3 000 € | 5 à 7 jours | Théorie + pratique BVLOS + examen |
| Formation PDRA / SORA | 2 500 - 4 000 € | Variable | Selon le scénario visé |
Certaines formations drone sont éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation) ou aux financements OPCO. Renseignez-vous auprès de votre organisme de formation pour connaître les dispositifs disponibles.
Critères pour choisir son centre de formation
- Agrément DGAC : vérifiez que le centre est bien reconnu par la Direction Générale de l’Aviation Civile
- Programme pratique : privilégiez les centres proposant un nombre d’heures de vol conséquent (minimum 10 h)
- Taux de réussite : un indicateur de la qualité pédagogique
- Matériel fourni : certains centres prêtent les drones, d’autres exigent le vôtre
- Accompagnement post-formation : aide aux démarches AlphaTango, conseil réglementaire
Le renouvellement : ne pas oublier la date d’expiration
Toutes les certifications drone ont une validité de 5 ans. Voici les étapes du renouvellement :
- Anticiper : commencer les démarches 3 à 6 mois avant l’expiration
- Examen de mise à jour : QCM en ligne pour A1/A3 et A2
- Formation continue pour STS : certains organismes proposent des sessions de recyclage
- Mise à jour de la déclaration sur AlphaTango
Si vous laissez votre certificat expirer, vous devrez repasser la formation complète. Une bonne gestion de vos échéances administratives est essentielle — c’est justement l’un des aspects que des outils comme AltiNest permettent de suivre facilement.
Récapitulatif : que faut-il pour voler en professionnel en 2026 ?
Pour résumer, voici la checklist complète du télépilote professionnel :
- Certificat A1/A3 minimum (examen en ligne gratuit)
- Attestation A2 si vous volez un drone C2 près de personnes
- Certificat STS-01 ou STS-02 pour la catégorie spécifique (formation payante)
- Autorisation PDRA si votre mission ne rentre pas dans un STS
- Enregistrement exploitant sur AlphaTango
- Assurance RC obligatoire (voir notre guide assurance)
- MANEX à jour (comment rédiger votre MANEX)
Non, il ne faut pas de « brevet » au sens traditionnel. Mais il faut un ensemble de certifications bien précises, adaptées à vos missions. La réglementation drone en 2026 est claire sur ce point : pas de certification, pas de vol professionnel.
Gérez vos certifications avec AltiNest
Entre les dates d’expiration des certificats, les déclarations AlphaTango et les obligations réglementaires, le suivi administratif peut vite devenir un casse-tête. AltiNest vous aide à centraliser toutes vos échéances et vos documents dans un seul espace, pour ne jamais rater un renouvellement et rester en conformité. Découvrez également notre simulateur de tarif pour chiffrer vos prestations en tenant compte de vos coûts de formation.
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