Sommaire (14 sections)
- Panorama des certifications drone en France en 2026
- Catégorie Ouverte : A1, A2, A3 — qui, quoi, limites
- Catégorie Spécifique : CATS, scénarios STS, autorisation opérationnelle
- Le CATS : examen théorique obligatoire
- STS-01 : vol en zone peuplée en vue
- STS-02 : vol hors vue (BVLOS) avec observateurs
- Comparatif STS-01 vs STS-02 : que choisir ?
- Catégorie Certifiée : pour quels cas ?
- Certifications complémentaires valorisées
- Combien ça coûte au total pour être télépilote certifié en 2026
- Dans quel ordre passer ses certifications
- Renouvellement, maintien de compétences, médical
- FAQ — certifications drone
- Pour aller plus loin
En 2026, un télépilote drone professionnel en France doit détenir au minimum un CATS (Certificat d’Aptitude Théorique au Scénario) pour voler en catégorie Spécifique. Les certifications STS-01 et STS-02 permettent de voler en zone peuplée (VLOS) et hors vue (BVLOS) sous conditions précises, en complément d’une formation pratique attestée par un organisme agréé. Le budget total la première année se situe entre 1 500 et 4 000 €, et le CATS est valable 5 ans. L’ancien CATT français reste reconnu mais n’ouvre plus seul l’accès aux scénarios standard européens.
Panorama des certifications drone en France en 2026
Depuis le 31 décembre 2023, la réglementation drone française est entièrement alignée sur le règlement d’exécution (UE) 2019/947 et le règlement délégué (UE) 2019/945. L’EASA (Agence de l’Union Européenne pour la Sécurité Aérienne) définit le cadre, et la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) le met en œuvre en France. Les anciens scénarios nationaux S1, S2, S3 et S4 ont définitivement disparu au profit des catégories européennes.
Trois catégories structurent désormais toutes les opérations drone :
- Catégorie Ouverte (Open) : opérations à faible risque, sans déclaration ni autorisation, limitée à 120 m de hauteur, VLOS, MTOM < 25 kg, hors survol de rassemblements.
- Catégorie Spécifique (Specific) : opérations à risque modéré, soumises à déclaration (scénarios STS) ou autorisation opérationnelle (PDRA ou SORA).
- Catégorie Certifiée (Certified) : opérations à haut risque (transport de personnes, survol de foules, drones > 25 kg dans certains contextes), avec certification du drone, de l’exploitant et licence du télépilote proche de l’aviation habitée.
La catégorie conditionne directement les certifications à détenir. Un télépilote qui se limite à la prise de vue immobilière en zone rurale n’a pas les mêmes obligations qu’un opérateur d’inspection urbaine ou qu’un cartographe BVLOS. Ce guide passe en revue toutes les certifications disponibles en 2026, leurs coûts, leurs contenus et leur articulation dans un parcours cohérent. Pour un zoom spécifique sur les scénarios standard, notre guide STS-01 et STS-02 complète cet article.
Catégorie Ouverte : A1, A2, A3 — qui, quoi, limites
La catégorie Ouverte est accessible sans déclaration d’exploitant, mais elle impose tout de même une certification minimale dès qu’on sort du loisir pur avec un drone de moins de 250 g. Elle se divise en trois sous-catégories, différenciées par la classe du drone et la proximité des tiers.
| Sous-catégorie | Drones concernés | Distance aux tiers | Certification télépilote |
|---|---|---|---|
| A1 | C0 (< 250 g) et C1 (< 900 g) | Survol possible de personnes isolées (jamais rassemblements) | Lecture notice pour C0 ; attestation EASA A1/A3 pour C1 |
| A2 | C2 (< 4 kg) | 30 m des tiers (5 m en mode basse vitesse) | Attestation A1/A3 + brevet A2 |
| A3 | C3 et C4 (< 25 kg) | 150 m de toute zone résidentielle, commerciale, industrielle | Attestation EASA A1/A3 |
L’attestation EASA A1/A3 s’obtient en ligne gratuitement sur le portail AlphaTango après un court module de formation et un QCM de 40 questions. Elle est valable 5 ans. Le brevet A2 exige en complément un examen supervisé en présentiel (30 QCM, 75 %) et un auto-apprentissage pratique déclaré sur l’honneur. Comptez environ 30 € pour l’examen A2.
Beaucoup de télépilotes débutants pensent qu’avec l’attestation EASA A1/A3 gratuite, ils peuvent exercer professionnellement. C’est faux dès que l’opération sort du périmètre de la catégorie Ouverte — zone peuplée, proximité des personnes, hors vue, MTOM élevé. Dans ces cas, le passage en catégorie Spécifique et l’obtention du CATS deviennent obligatoires.
La catégorie Ouverte peut suffire pour quelques usages professionnels très cadrés : captation en zone rurale peu peuplée avec un drone C1 ou C2, par exemple. Mais la majorité des missions rémunérées — inspection, BTP, immobilier urbain, événementiel — bascule en catégorie Spécifique.
Catégorie Spécifique : CATS, scénarios STS, autorisation opérationnelle
La catégorie Spécifique couvre l’essentiel du marché professionnel français. Trois voies d’accès coexistent :
- Les scénarios standard (STS) : déclaration simplifiée pour des cadres prédéfinis par l’EASA (STS-01, STS-02, et bientôt STS-03).
- Les PDRA (Predefined Risk Assessment) : autorisations opérationnelles nationales qui couvrent des cas où les STS ne s’appliquent pas, notamment pour les drones sans marquage de classe C5/C6.
- La SORA (Specific Operations Risk Assessment) : évaluation de risque sur mesure pour les opérations atypiques.
Quelle que soit la voie choisie, le socle théorique est identique : le CATS. Sans ce certificat, impossible d’exploiter un drone en catégorie Spécifique, même sous PDRA. Le CATS est donc la porte d’entrée unique du professionnalisme drone en Europe en 2026.
Pour comparer en détail STS et PDRA, nous recommandons la lecture de notre article dédié PDRA vs STS : quelle autorisation de vol choisir. Ce guide-ci se concentre sur les certifications elles-mêmes plutôt que sur le choix du cadre opérationnel.
Le CATS : examen théorique obligatoire
Le CATS (Certificate of Remote Pilot for Specific category — Theoretical) est l’examen théorique européen obligatoire pour opérer en catégorie Spécifique. Il remplace fonctionnellement l’ancien CATT (Certificat d’Aptitude Théorique de Télépilote) pour les usages STS, même si le CATT conserve une reconnaissance résiduelle pour certains opérateurs déjà déclarés sous l’ancien cadre.
Format de l’examen :
- 60 questions à choix multiples
- Durée : 1h30
- Seuil de réussite : 75 % (soit 45 bonnes réponses sur 60)
- Inscription via SIGEBEL, le système d’inscription de la DGAC
- Centres d’examen : centres Océane répartis dans toute la France (mêmes centres que le brevet de pilote privé avion)
- Coût d’inscription : environ 30 €
- Validité : 5 ans à compter de la date de réussite
Contenu du programme :
- Réglementation aérienne (UE 2019/947, UE 2019/945, circulation aérienne générale, zones réglementées)
- Limites de performance humaine (facteurs humains, fatigue, stress, prise de décision)
- Procédures opérationnelles (préparation de mission, phraseologie, gestion des urgences)
- Principes généraux du vol drone (aérodynamique basique, types de propulsion)
- Météorologie (lecture METAR/TAF, impact du vent, visibilité, givrage)
- Navigation (lecture de carte aéronautique OACI, repères, CTR, zones P/R/D)
- Connaissance générale du drone (systèmes, batteries, liaison radio)
- Radiotéléphonie et télécommunications
- Sécurité du vol et gestion du risque
- Spécificités des scénarios standard STS
La préparation demande généralement 2 à 8 semaines selon le niveau initial du candidat et son rythme. Plusieurs organismes proposent des formations en ligne entre 200 et 500 €, et certains centres intègrent la préparation théorique dans un cursus complet avec la formation pratique STS. Pour ceux qui veulent auto-évaluer leur niveau de conformité avant l’examen, notre checklist de conformité DGAC donne un bon cadre.
L’ancien CATT français reste valide pour les télépilotes qui l’ont obtenu avant 2024 et qui opéraient déjà sous scénarios nationaux, mais il ne donne pas automatiquement accès aux STS. Un télépilote CATT qui veut opérer sous STS-01 ou STS-02 doit passer le CATS. Des passerelles ont été annoncées par la DGAC pour certains cas, mais elles ne sont pas automatiques et nécessitent une démarche individuelle. Ne pas confondre non plus avec le CATTE (examen théorique avion léger), qui n’a rien à voir avec le drone.
STS-01 : vol en zone peuplée en vue
Le STS-01 est le scénario standard le plus utilisé en France. Il autorise le vol VLOS (vue directe) au-dessus de zones peuplées, avec zone contrôlée au sol, dans un cadre déclaratif auprès de la DGAC via AlphaTango.
Limites principales :
- Vol VLOS obligatoire, sans aide optique (hors lunettes correctrices).
- Hauteur maximale : 120 m AGL.
- Vitesse maximale du drone : 5 m/s.
- MTOM : ≤ 10 kg en pratique opérationnelle (limite liée à la classe C5 et au calcul de zone tampon).
- Drone de classe C5 obligatoire (ou drone sous dispositions transitoires).
- Zone tampon au sol proportionnelle à la hauteur de vol.
- Déclaration préalable sur AlphaTango.
- Attestation de formation pratique STS-01 délivrée par un organisme de formation agréé.
Métiers concernés :
- Inspection de toitures et façades en milieu urbain
- BTP : suivi de chantier en zone urbaine dense
- Événementiel extérieur avec périmètre sécurisé
- Captation immobilière en centre-ville
- Thermographie de bâtiments résidentiels et tertiaires
Le STS-01 est la certification qui ouvre concrètement l’accès aux marchés urbains, particulièrement dynamiques dans le secteur du BTP et de l’immobilier. Pour comprendre comment transformer ces certifications en contrats, notre article trouver ses clients drone professionnel détaille la logique d’acquisition commerciale.
STS-02 : vol hors vue (BVLOS) avec observateurs
Le STS-02 couvre les opérations BVLOS (hors vue) au-dessus de zones peu peuplées, avec des observateurs d’espace aérien ou un système DAA (Detect And Avoid) approuvé.
Limites principales :
- Vol BVLOS autorisé avec observateurs au sol en relais.
- Hauteur maximale : 120 m AGL.
- Distance maximale : 2 km du télépilote (ou du dernier observateur).
- Vitesse maximale : 50 m/s.
- MTOM : ≤ 4 kg dans la pratique opérationnelle la plus courante (limite liée au profil C6).
- Drone de classe C6 obligatoire.
- Zone peu peuplée uniquement, toute zone urbaine dense est exclue.
- Attestation de formation pratique STS-02 spécifique au vol hors vue.
Métiers concernés :
- Inspection de lignes électriques, lignes HT, pipelines, voies ferrées
- Agriculture de précision sur grandes parcelles (cartographie NDVI, suivi de cultures)
- Cartographie et photogrammétrie de zones étendues (carrières, exploitations forestières)
- Surveillance environnementale et suivi de faune sauvage
Le STS-02 exige une rigueur opérationnelle supérieure : coordination avec les observateurs, gestion de la liaison radio, plan de vol détaillé, procédures de perte de liaison. La formation pratique dure généralement 2 à 3 jours supplémentaires par rapport au STS-01.
Comparatif STS-01 vs STS-02 : que choisir ?
| Critère | STS-01 | STS-02 |
|---|---|---|
| Type de vol | VLOS | BVLOS avec observateurs |
| Zone de vol | Peuplée (urbain possible) | Peu peuplée uniquement |
| Hauteur max | 120 m AGL | 120 m AGL |
| Distance max | Portée visuelle du télépilote | 2 km |
| Vitesse max | 5 m/s | 50 m/s |
| MTOM opérationnel | ≤ 10 kg (classe C5) | ≤ 4 kg (classe C6) |
| Théorie | CATS | CATS |
| Pratique | Formation STS-01 (2-3 j) | Formation STS-02 (3-5 j) |
| Observateurs | Non | Obligatoires (ou DAA) |
| Déclaration | AlphaTango | AlphaTango |
| Coût formation pratique | 600 à 1 500 € | 900 à 2 200 € |
| Profil métier | Urbain, BTP, immobilier, événementiel | Linéaires, agriculture, cartographie |
En pratique, la majorité des télépilotes démarrent par le STS-01 qui couvre plus de 80 % des missions rémunérées en France, et passent le STS-02 uniquement lorsqu’un marché récurrent le justifie (contrat RTE, Enedis, GRTgaz, coopératives agricoles).
Catégorie Certifiée : pour quels cas ?
La catégorie Certifiée (Certified) est le niveau le plus élevé de la pyramide réglementaire européenne. Elle s’applique dès lors que :
- L’opération implique le transport de personnes (taxis drones, eVTOL).
- Le drone survole des rassemblements dans un cadre contractuel (certaines missions de surveillance urbaine critique).
- Le drone a un MTOM supérieur à 25 kg avec un profil de risque élevé.
- L’opération se déroule au-dessus d’infrastructures critiques nécessitant un niveau d’assurance de sécurité équivalent à l’aviation habitée.
Dans cette catégorie, le drone doit être certifié type par l’EASA, l’exploitant doit disposer d’une certification d’organisme (similaire à un agrément AOC dans l’aviation civile), et le télépilote détient une licence proche de celle des pilotes d’aéronef habité, avec examen médical et qualification de type.
La catégorie Certifiée reste en 2026 réservée à quelques projets industriels pilotes (corridors eVTOL, surveillance de grands événements) et à des opérateurs lourds disposant d’un service navigabilité interne. Un télépilote indépendant ou une TPE drone n’y accède quasiment jamais. Pour 99 % du marché français, catégorie Ouverte et catégorie Spécifique couvrent l’intégralité des besoins.
Certifications complémentaires valorisées
Au-delà du CATS et des scénarios STS, certaines certifications métier valorisent un profil de télépilote et ouvrent l’accès à des marchés spécifiques, notamment les marchés publics. Elles ne remplacent jamais les certifications réglementaires, mais elles font souvent la différence dans un appel d’offres.
- OPQIBI 1905 : qualification ingénierie pour les prestations de topographie et géomètre, incontournable pour répondre à des marchés publics de cartographie et photogrammétrie.
- Qualibat RGE : reconnaissance garante de l’environnement, utile pour les prestations d’audit énergétique et de thermographie dans le résidentiel.
- ISO 9001 : système de management de la qualité, demandé par les grands donneurs d’ordre (Enedis, SNCF Réseau, RTE).
- CATIA Thermo Level 1 (ITC) : certification thermographie ITC, exigée pour les rapports de thermographie à valeur juridique.
- Habilitation électrique B0 : obligatoire pour intervenir sur sites énergétiques et photovoltaïques.
- CACES R486 : conduite de nacelles élévatrices, utile pour les inspections combinées drone + nacelle.
Ces certifications s’articulent avec l’activité drone pour décrocher des marchés spécialisés. Notre article sur les marchés publics drone détaille pour chaque secteur les combinaisons gagnantes, notamment pour le BTP et le photovoltaïque.
Combien ça coûte au total pour être télépilote certifié en 2026
Voici un tableau récapitulatif des postes de dépense incontournables pour un télépilote qui démarre son activité professionnelle en 2026.
| Poste | Fourchette 2026 | Commentaire |
|---|---|---|
| Attestation EASA A1/A3 | 0 € | En ligne sur AlphaTango |
| Brevet A2 (optionnel) | 30 € | Utile si drone C2 en catégorie Ouverte |
| Préparation théorique CATS | 300 à 800 € | E-learning ou présentiel |
| Examen CATS | 30 € | Centre Océane, inscription SIGEBEL |
| Formation pratique STS-01 | 600 à 1 500 € | 2 à 3 jours en centre agréé |
| Attestation pratique STS-01 | 150 à 300 € | Souvent incluse dans la formation |
| Formation pratique STS-02 (optionnelle) | 900 à 2 200 € | 3 à 5 jours supplémentaires |
| Déclaration exploitant UAS | 0 € | Gratuite sur AlphaTango |
| Rédaction MANEX | 0 à 800 € | Accompagnement optionnel |
| Assurance RC pro drone | 400 à 1 200 €/an | Plafond 1,5 M€ minimum |
| Total année 1 (STS-01 seul) | 1 500 à 4 000 € | Hors matériel |
La plupart des formations pratiques STS-01 et STS-02 proposées par les centres agréés Qualiopi sont éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation) et peuvent être cofinancées par un OPCO si vous êtes déjà salarié d’une TPE. Vérifiez systématiquement la certification Qualiopi avant de vous engager — c’est la condition sine qua non du financement. Un parcours complet CATS + STS-01 peut être pris en charge à 100 % via le CPF pour les demandeurs d’emploi.
Hors certifications, n’oubliez pas l’investissement matériel (drone professionnel, radiocommande, tablette, batteries, capteurs spécifiques), qui peut représenter 2 000 à 30 000 € selon le positionnement.
Dans quel ordre passer ses certifications
Le parcours recommandé en 2026 pour un nouveau télépilote qui vise une activité pro rentable et conforme est le suivant.
- Attestation EASA A1/A3 (en ligne, gratuit, 1 journée) — permet de voler immédiatement en catégorie Ouverte pour s’entraîner.
- Préparation et examen CATS (2 à 8 semaines) — socle théorique européen indispensable.
- Formation pratique STS-01 (2 à 3 jours en centre agréé) — première certification opérationnelle professionnelle.
- Rédaction du MANEX (2 à 3 jours) — document obligatoire pour déclarer l’exploitation. Un modèle de MANEX peut servir de base.
- Déclaration d’exploitant UAS sur AlphaTango — gratuite, valable sans limite de durée.
- Souscription assurance RC pro — obligatoire avant le premier vol commercial.
- Premières missions STS-01 — consolidation de l’expérience opérationnelle sur 6 à 12 mois.
- Formation pratique STS-02 (plus tard, si un marché BVLOS se présente).
- Certifications métier complémentaires (OPQIBI 1905, ITC thermo, Qualibat) selon spécialisation.
Ce séquençage évite le piège classique : accumuler des certifications sans clientèle, ou inversement, courir après des missions que l’on n’est pas autorisé à effectuer. Pour détecter en amont les opportunités compatibles avec votre profil de certifications, le détecteur d’opportunités drone croise les appels d’offres avec votre périmètre réglementaire. Et pour gérer ensuite le suivi des échéances (CATS, assurance, MANEX), une plateforme comme AltiNest centralise le tout — voir toutes les fonctionnalités AltiNest.
Renouvellement, maintien de compétences, médical
Les certifications drone en France ne sont pas des acquis définitifs. Plusieurs échéances rythment la vie d’un télépilote professionnel.
Validité du CATS : 5 ans. Au terme de cette période, le télépilote doit repasser l’examen théorique ou suivre une formation de maintien de compétences selon les modalités définies par la DGAC. La date de validité figure sur l’attestation CATS et doit être surveillée pour éviter toute interruption d’activité.
Validité de la déclaration STS : 2 ans renouvelable sur AlphaTango. Tout changement significatif (nouveau drone, changement de télépilote, modification du MANEX) doit être signalé.
Maintien de compétences pratique : pas de recyclage formel imposé, mais les bonnes pratiques recommandent un retour d’expérience annuel et un entraînement régulier sur les procédures d’urgence. Les grands donneurs d’ordre (Enedis, RTE, SNCF) imposent souvent dans leurs cahiers des charges un nombre minimum d’heures de vol annuelles et des formations internes.
Médical : contrairement aux pilotes avion, il n’y a pas d’obligation de visite médicale en catégorie Ouverte ni en catégorie Spécifique. Seule la catégorie Certifiée impose une aptitude médicale équivalente aux licences pilotes. En 2026, les télépilotes drone français n’ont donc pas besoin de passer devant un médecin aéronautique agréé.
Assurance RC : à renouveler annuellement, avec actualisation des plafonds et de la flotte assurée.
FAQ — certifications drone
Faut-il un permis pour piloter un drone pro en France en 2026 ? Il n’existe pas de « permis drone » au sens d’un permis de conduire. Pour un usage professionnel, il faut un ensemble de certifications : attestation EASA A1/A3 pour la catégorie Ouverte, CATS et formation pratique STS pour la catégorie Spécifique. L’ensemble est délivré par la DGAC et reconnu dans toute l’Union Européenne.
Le CATS remplace-t-il l’ancien brevet ULM ou pilote privé ? Non. Le CATS est un certificat spécifique aux opérations drone en catégorie Spécifique. Il n’a aucun rapport avec le brevet de pilote ULM, le PPL (Private Pilot Licence) avion ou les licences de pilote hélicoptère. Un pilote avion expérimenté doit passer le CATS comme n’importe quel candidat pour opérer un drone en catégorie Spécifique.
Peut-on voler sans STS en 2026 ? Oui, en catégorie Ouverte, avec une attestation EASA A1/A3 et dans le respect des limites (120 m, VLOS, pas de survol de rassemblements, distance aux tiers selon sous-catégorie). Pour un usage professionnel limité à ce cadre, c’est suffisant. Mais dès que l’opération sort du périmètre Ouvert, le passage en catégorie Spécifique avec CATS + STS est obligatoire.
Combien de temps faut-il pour passer le CATS ? Comptez 2 à 8 semaines de préparation selon votre niveau initial et votre rythme, puis un délai d’inscription variable en centre Océane (souvent 2 à 6 semaines selon la disponibilité). Au total, 1 à 3 mois entre le début de la préparation et l’obtention du certificat.
Où passer l’examen CATS en France ? L’examen se déroule dans les centres d’examen Océane de la DGAC, répartis sur l’ensemble du territoire (Paris-Athis-Mons, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Lille, Marseille, Strasbourg et autres). L’inscription se fait en ligne sur le portail SIGEBEL.
La formation drone est-elle éligible CPF ? Oui, à condition que l’organisme de formation soit certifié Qualiopi. La plupart des grandes écoles de pilotage drone en France (ISTP Drone, Pôle Drone Éducation, Aéroformation) le sont. Vérifiez systématiquement cette mention avant de vous inscrire et avant de mobiliser vos droits CPF sur Mon Compte Formation.
Le STS-01 suffit-il pour travailler comme télépilote pro ? Pour la majorité des missions professionnelles terrestres (inspection urbaine, immobilier, BTP, thermographie, événementiel), oui. Le STS-01 couvre plus de 80 % du marché drone français. Le STS-02 devient nécessaire uniquement pour les missions BVLOS spécifiques : inspection linéaire, agriculture grande parcelle, cartographie étendue. Beaucoup de télépilotes opèrent toute leur carrière avec le seul STS-01.
Pour aller plus loin
Les certifications drone sont le socle réglementaire de votre activité, mais elles ne suffisent pas à construire un business rentable. Il faut ensuite savoir les traduire en offres commerciales cohérentes, répondre aux bons appels d’offres et piloter la conformité dans la durée. AltiNest centralise le suivi des certifications, la gestion de flotte, le carnet de vol et la facturation dans une seule plateforme pensée pour les télépilotes professionnels français. Découvrez les fonctionnalités AltiNest ou consultez notre guide STS-01 et STS-02 pour approfondir les scénarios standard.
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