Non, il n’existe pas de « brevet de drone » en France. Ce que le mot désigne, c’est un titre différent selon la mission : une attestation A1/A3, un certificat A2, ou le CATS complété d’une formation pratique. La bonne question n’est donc pas « ai-je le brevet ? » mais « ai-je le titre exigé pour ce vol-là, et puis-je le prouver au contrôle ? ». Cet article y répond avec deux tableaux à garder sous la main et une checklist des pièces à présenter, chaque ligne étant rattachée au texte qui la fonde.

Le tableau à emporter : votre mission, le titre exigé, la pièce à présenter

Vous volez…CadreDroneTitre du télépilotePièce à présenter au contrôle
Sans survoler de personnes non impliquées, loin des tiersCatégorie ouverte, A1C0 (moins de 250 g)Connaissance des instructions du fabricant ; le règlement n’exige pas d’attestation A1/A3 pour un C0Preuve d’enregistrement de l’exploitant (voir la réserve du capteur ci-dessous)
Idem, avec un drone plus lourdCatégorie ouverte, A1C1 (moins de 900 g)Attestation de formation A1/A3 (en ligne, gratuite)Attestation A1/A3 et preuve d’enregistrement de l’exploitant
À proximité de personnes, sans les survolerCatégorie ouverte, A2C2 (moins de 4 kg), à 30 m des personnes, 5 m en mode basse vitesseAttestation A1/A3 et certificat A2Attestation A1/A3, certificat A2, preuve d’enregistrement
Loin de toute zone habitée, commerciale, industrielle ou récréative (150 m minimum)Catégorie ouverte, A3Jusqu’à C4, ou drone sans marquage de moins de 25 kgAttestation A1/A3Attestation A1/A3, preuve d’enregistrement
En vue, en environnement peuplé, au-dessus d’une zone contrôlée au solCatégorie spécifique, STS-01C5CATS + attestation de formation pratique STS-01CATS, attestation pratique, relevé de situation AlphaTango (déclaration d’exploitation), manuel d’exploitation
Hors vue, au-dessus d’une zone contrôlée au sol, en environnement peu peupléCatégorie spécifique, STS-02C6CATS + attestation de formation pratique STS-02Idem, plus la notification aux Armées due pour tout vol hors vue
Hors des scénarios standards (drone non marqué C5/C6, cas particulier)Catégorie spécifique, PDRA ou SORASelon l’autorisationTitres fixés par l’autorisation d’exploitation délivrée par la DGACL’autorisation elle-même, et les titres qu’elle liste
Pour un service de l’État hors du règlement européen (secours, police, douanes)Scénarios nationaux S-1 à S-3, missions excluesSelon le scénarioTitres du régime nationalHors du champ de cet article

Quatre lectures rapides de ce tableau :

  • Le CATS ne sert qu’en catégorie spécifique. Un télépilote qui travaille exclusivement en catégorie ouverte n’en a pas besoin, et un télépilote qui vole en STS-01 ne peut pas s’en passer.
  • Le titre ne suffit jamais seul. En catégorie spécifique, il faut aussi la formation pratique du scénario, la déclaration d’exploitation sur AlphaTango et un manuel d’exploitation. En catégorie ouverte, il faut l’enregistrement de l’exploitant dès que l’usage est professionnel.
  • Le drone conditionne le titre. Un C3 n’ouvre ni le STS-01 (qui exige un C5) ni le STS-02 (C6) : la voie est le kit d’accessoires certifié C5, ou le PDRA sous autorisation.
  • La dispense de titre du C0 ne dispense de rien d’autre. Le point UAS.OPEN.020(4) du règlement (UE) 2019/947 n’exige, pour un C0, que la connaissance des instructions du fabricant. En revanche l’enregistrement de l’exploitant, lui, reste dû dès que le drone porte une caméra, quelle que soit sa masse : voir la checklist plus bas. Et en usage professionnel, passer l’attestation A1/A3 reste la position prudente, ne serait-ce que pour pouvoir changer d’appareil.

Le second tableau : validité de chaque titre, et ce qui se passe à l’échéance

Titre ou démarcheValiditéÀ l’échéanceTexte
Attestation A1/A35 ansProrogation possible avant expiration par formation de remise à niveau ; après expiration, nouvelle démonstration de compétencesRèglement (UE) 2019/947, UAS.OPEN.070
Certificat A25 ansMême mécanisme que l’A1/A3Règlement (UE) 2019/947, UAS.OPEN.070
CATS5 ansAvant l’échéance : revalidation par démonstration de compétences ou par une formation de remise à niveau dispensée par l’autorité compétente ou une entité désignée par elle. Après l’échéance : on repasse l’examenRèglement (UE) 2019/947, UAS.STS-01.020 (3) et (4), UAS.STS-02.020 (10) et (11) ; Guide DSAC Catégorie Spécifique § 15.1
Déclaration d’exploitation STS2 ansÀ renouveler sur AlphaTango ; l’accusé qui fait foi est le relevé de situationGuide DSAC Catégorie Spécifique (§ 15.1)
CATTAucune depuis le 1er janvier 2026Il ne se convertit pas : passer le CATS. Il ne subsiste qu’en Nouvelle-CalédonieGuide DSAC Catégorie Spécifique (§ 13.2)
Le CATT ne vaut plus rien, même s'il n'est pas expiré

Une version antérieure de cet article laissait entendre qu’un ancien titre restait utilisable jusqu’à sa date d’expiration. C’est faux pour le CATT : depuis le 1er janvier 2026, il « n’a aucune validité concernant les scénarios standard européens », que sa date d’obtention soit 2022 ou 2025. Un télépilote qui vole en STS-01 avec un CATT vole sans titre.

La checklist de contrôle : ce que vous devez pouvoir présenter, et ce que coûte l’absence

Un contrôle au sol porte sur plusieurs familles de documents, et le code des transports sanctionne séparément chaque manquement. Les montants indiqués sont les maximums de la classe de contravention (article 131-13 du code pénal : 1re classe, 38 € ; 4e classe, 750 €) ; en pratique, une amende forfaitaire est souvent inférieure.

Les documents de formation

  • Le titre du télépilote correspondant à la mission (attestation A1/A3, certificat A2, ou CATS et attestation de formation pratique).
  • Ne pas pouvoir les présenter : contravention de 1re classe, article R6232-15 du code des transports.

L’enregistrement de l’exploitant

  • La preuve d’enregistrement de l’exploitant, et le numéro d’exploitant apposé sur le drone.
  • L’exemption est plus étroite qu’on ne le croit. L’article 14 du règlement (UE) 2019/947 dispense d’enregistrement l’exploitant qui vole en catégorie ouverte avec un drone de moins de 250 g dont l’énergie d’impact reste sous 80 J, et qui n’est pas équipé d’un capteur susceptible de capter des données personnelles (sauf jouet conforme à la directive 2009/48/CE). Autrement dit, un drone caméra de moins de 250 g doit être enregistré, ce qui vise la quasi-totalité des appareils du marché, y compris les plus légers.
  • Ne pas présenter la preuve d’enregistrement de l’exploitant : 1re classe, article R6232-22. Exploitant non enregistré : 4e classe, article R6232-20. Numéro non apposé : 4e classe, article R6232-19.

L’enregistrement de l’aéronef, qui est une obligation distincte

  • L’enregistrement de l’aéronef lui-même est dû à partir de 800 g, ou pour tout drone équipé d’un dispositif de signalement électronique. Il ne se confond pas avec l’enregistrement de l’exploitant, et les deux sanctions se cumulent.
  • Aéronef non enregistré alors que sa masse l’impose : 4e classe, article R6232-16. Ne pas présenter au contrôle les documents d’enregistrement de l’aéronef : 1re classe, article R6232-18.
  • Le signalement électronique est obligatoire au-delà de 800 g. Sa sanction ne se trouve pas dans le code des transports mais à l’article R. 20-29-7 du code des postes et des communications électroniques (4e classe) : un lecteur qui la cherche au mauvais endroit conclut à tort qu’elle n’existe pas.

Ce qui s’y ajoute en catégorie spécifique

  • Le relevé de situation AlphaTango attestant la déclaration d’exploitation en cours de validité (2 ans).
  • Le manuel d’exploitation.
  • Les enregistrements d’activité, à conserver 3 ans (UAS.SPEC.050). Cette obligation n’existe qu’en catégorie spécifique : aucun texte n’impose de carnet de vol à un exploitant en catégorie ouverte, même professionnel.

Dans tous les cas

  • L’attestation d’assurance de responsabilité civile. Le règlement (CE) 785/2004 fixe la couverture minimale à 750 000 DTS pour tout aéronef de moins de 500 kg, ce qui couvre tous les drones civils.

Brevet drone professionnel : de quoi parle-t-on exactement ?

Contrairement à une idée reçue tenace, il n’existe pas de « brevet de pilote de drone » au sens strict en France. Le terme couramment utilisé désigne en réalité un ensemble de certifications et attestations qui autorisent le vol professionnel d’un UAS (Unmanned Aircraft System). Le règlement européen (UE) 2019/947 est applicable depuis le 31 décembre 2020. Ce qui s’est achevé le 1er janvier 2026, c’est la période pendant laquelle les exploitants pouvaient encore voler sous les anciens scénarios nationaux, au nombre de trois (S-1, S-2 et S-3) et non de quatre.

En 2026, ce dont vous avez besoin dépend de la catégorie d’opération dans laquelle vous volez : catégorie ouverte ou catégorie spécifique. Voici le détail de chaque titre, pour comprendre les deux tableaux ci-dessus.

Le titre de base : l’attestation A1/A3, pas le CATS

C’est le point sur lequel cet article se trompait, et l’erreur est répandue. La catégorie ouverte ne délivre pas de CATS. Elle délivre une attestation de suivi de formation A1/A3, obtenue par une formation et un examen en ligne gratuits, puis, pour aller plus loin, un certificat d’aptitude de télépilote A2.

Le CATT (certificat d’aptitude théorique de télépilote) est un certificat national plus ancien, créé par l’arrêté du 18 mai 2018, passé en centre d’examen et non en ligne. Depuis le 1er janvier 2026, il n’a plus aucune validité pour les scénarios européens ; il n’est plus organisé qu’en Nouvelle-Calédonie, pour les scénarios nationaux des missions exclues du règlement européen (secours, police, douanes et assimilés). Ce n’est plus le titre du télépilote professionnel de droit commun.

Pour la catégorie spécifique, le titre pertinent est le CATS (certificat d’aptitude théorique aux scénarios standards), un examen distinct, passé sur ordinateur en salle OCEANE dans un centre DSAC.

Les formations A1/A3 et A2

La catégorie ouverte se divise en trois sous-catégories, chacune avec ses exigences :

  • Sous-catégorie A1/A3 : formation et examen en ligne gratuits sur la plateforme de la DGAC. Le règlement fixe l’épreuve à 40 questions à choix multiples et exige 75 % des points (UAS.OPEN.020, point 4-b). Autorise le vol de drones C1 (A1) et C2, C3, C4 (A3). Pour un C0, ce même point n’exige que la connaissance des instructions du fabricant : l’attestation n’est pas requise par le texte, même si la passer reste prudent en usage professionnel.
  • Sous-catégorie A2 : nécessite d’abord la réussite de l’examen A1/A3, puis un examen théorique complémentaire et une auto-formation pratique déclarée. Autorise le vol de drones C2 en respectant une distance d’au moins 30 m des personnes non participantes, réductible à 5 m en mode basse vitesse.
Sous-catégorieExamenDrones autorisésDistance personnes
A1Instructions du fabricant pour un C0 ; examen en ligne A1/A3 pour un C1C0, C1Survol de personnes toléré en C0 ; en C1, seulement accidentel, jamais délibéré. Rassemblements interdits dans tous les cas
A2Théorique complémentaire + pratiqueC2 (moins de 4 kg)30 m (5 m en basse vitesse)
A3En ligne (A1/A3)Toutes classes jusqu’à C4, et drones sans marquage de moins de 25 kg150 m des zones résidentielles, commerciales, industrielles ou récréatives
Validité des titres : 5 ans

L’attestation A1/A3 et le certificat A2 sont valables 5 ans (règlement d’exécution (UE) 2019/947, point UAS.OPEN.070). Proroger avant la date d’expiration passe soit par une démonstration de compétences, soit par une formation de remise à niveau dispensée par l’autorité compétente ou par une entité qu’elle a désignée. Une fois le titre expiré, cette seconde voie est fermée : il faut de nouveau démontrer ses compétences dans les conditions de l’examen initial. Relevez la date portée sur votre titre, et ne la laissez pas passer.

La catégorie spécifique : STS et PDRA

Pour la grande majorité des missions professionnelles, inspection de toiture, survol de zones urbaines, vol à proximité de personnes, la catégorie ouverte ne suffit pas. Vous devez opérer en catégorie spécifique.

Les scénarios standards STS-01 et STS-02

Les scénarios standards européens (STS) sont les cadres les plus utilisés par les professionnels :

  • STS-01 : vol en vue directe (VLOS) au-dessus d’une zone contrôlée au sol, en environnement peuplé. Drone de classe C5 requis. La zone contrôlée au sol est une emprise dont l’exploitant garantit que seules des personnes impliquées s’y trouvent : ce scénario n’autorise pas le survol d’une rue passante.
  • STS-02 : vol hors vue directe (BVLOS) dans un environnement peu peuplé. Drone de classe C6 requis.

Pour opérer sous STS, le télépilote doit :

  1. Obtenir le CATS en réussissant l’examen organisé par la DGAC en centre d’examen (salles OCEANE), et non auprès d’un organisme de formation : celui-ci prépare à l’examen et délivre l’attestation de formation pratique, qui est l’autre pièce exigée. L’inscription suppose de détenir déjà l’attestation A1/A3 ou le BAPD. Notre guide examen CATS : préparation et conseils détaille la préparation
  2. Suivre une formation pratique au scénario visé, attestée par une entité reconnue par l’autorité ou par un exploitant déclaré qui forme ses propres télépilotes
  3. Déclarer l’exploitation sur AlphaTango ; la déclaration vaut 2 ans et aucun document n’est à joindre, tout est conservé et tenu à disposition

Les PDRA (Predefined Risk Assessment)

Les PDRA sont des évaluations de risque prédéfinies par l’EASA, publiées comme moyens acceptables de conformité au règlement 2019/947. La DGAC ne les définit pas : elle instruit les demandes d’autorisation qui s’y réfèrent. Ils nécessitent une autorisation opérationnelle (pas une simple déclaration). Les PDRA couvrent des cas non prévus par les STS, comme certains vols en agglomération avec des drones ne disposant pas du marquage C5/C6.

Ne confondez pas STS et PDRA

Un STS fait l’objet d’une déclaration (procédure simplifiée). Un PDRA nécessite une autorisation délivrée par la DGAC, dont l’instruction prend du temps : aucun délai n’est garanti par un texte, prévoyez large. Choisissez le bon cadre avant de commencer vos démarches.

Et le brevet ULM dans tout ça ?

Historiquement, certains télépilotes obtenaient un brevet de pilote ULM pour satisfaire aux exigences de l’ancienne réglementation française. Depuis la transition européenne, le brevet ULM n’est plus requis pour piloter un drone professionnel.

Nous mentionnions ici une équivalence du brevet ULM pour la partie théorique. Nous l’avons retirée : nous n’avons trouvé aucun texte l’établissant sous le régime en vigueur en 2026, ni pour l’attestation A1/A3, ni pour le certificat A2, ni pour le CATS. Si vous détenez un brevet ULM, interrogez directement la DSAC plutôt que de compter sur une équivalence non écrite.

En résumé : en 2026, le brevet ULM est un plus sur votre CV, mais ce n’est ni nécessaire ni suffisant pour exercer comme télépilote professionnel.

Combien coûte la formation drone professionnelle ?

Le budget dépend du niveau visé, et il faut distinguer ce que fixe un texte de ce que fixe le marché :

ÉtapeCe que fixe la réglementationCe que fixe le marché
Examen A1/A3 (en ligne)GratuitRien à payer
Certificat A2Examen théorique complémentaire, sans tarif réglementaire publié iciLe prix de la préparation dépend de l’organisme choisi
CATSRedevance d’examen de 30 €, demandeurs d’emploi exonérésLa préparation est libre : en autodidacte avec les ressources DGAC, ou en formation payante
Formation pratique STS-01 ou STS-02Aucun tarif réglementaire : prix libre de l’organismeComptez plusieurs jours de formation, demandez un devis détaillé
PDRA / SORAAucun tarif réglementaireVariable selon le scénario visé et le dossier à monter

Une version antérieure de cet article affichait des fourchettes de prix en euros pour chaque formation. Nous les avons retirées : aucune source officielle ne les fixe, et un chiffre que nous ne pouvons pas vérifier n’a pas sa place dans une page qui engage votre budget. Demandez toujours un devis écrit.

Financement possible

Certaines formations drone sont éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation) ou aux financements OPCO. Ce sont les certifications inscrites au Répertoire spécifique de France Compétences qui ouvrent cette voie, RS6765 « Piloter un drone dans le secteur du BTP et du génie civil » et RS6766 « Piloter un drone dans le secteur du média et de la communication ». Elles ne remplacent pas le CATS, elles s’y ajoutent. Renseignez-vous auprès de votre organisme de formation pour connaître les dispositifs disponibles.

Critères pour choisir son centre de formation

  • Capacité à attester la formation pratique : seule une entité reconnue par l’autorité, ou un exploitant déclaré formant ses propres télépilotes, peut délivrer l’attestation de formation pratique exigée pour un scénario standard. Un « diplôme maison » ne la remplace pas
  • Programme pratique : privilégiez les centres proposant un nombre d’heures de vol conséquent (minimum 10 h)
  • Taux de réussite : un indicateur de la qualité pédagogique
  • Matériel fourni : certains centres prêtent les drones, d’autres exigent le vôtre
  • Accompagnement post-formation : aide aux démarches AlphaTango, conseil réglementaire

Le renouvellement : ne pas oublier la date d’expiration

Tous les titres du télépilote ont une validité de 5 ans, mais le texte européen et le Guide DSAC ne prévoient pas le même mécanisme selon le titre. Ce qui compte ici, c’est la date, et le titre concerné.

Le mécanisme est le même pour tous les titres, et c’est la date qui commande.

  • Avant l’expiration : le titre se revalide, soit par une démonstration de compétences, soit par une formation de remise à niveau sur les matières théoriques, dispensée par l’autorité compétente ou par une entité qu’elle a désignée. Cela vaut pour l’attestation A1/A3 et le certificat A2 (UAS.OPEN.070) comme pour le CATS (UAS.STS-01.020 point 3, UAS.STS-02.020 point 10).
  • Après l’expiration : la voie de la remise à niveau est fermée. Vous repassez l’épreuve dans les conditions de l’examen initial. C’est ce cas, et lui seul, que vise le Guide DSAC Catégorie Spécifique quand il écrit qu’« au terme de la validité, le télépilote doit passer à nouveau le certificat théorique européen ».

Une réserve pratique, et elle compte plus que le principe. Le règlement ouvre la revalidation, mais aucune entité désignée pour cette remise à niveau n’est publiée à ce jour côté français, et la DGAC n’a pas publié de procédure de renouvellement dématérialisée pour ces titres. Autrement dit : le texte prévoit une porte, mais rien ne dit qu’elle est ouverte près de chez vous. Ne comptez pas dessus sans avoir interrogé la DSAC, et considérez le repassage de l’examen comme l’hypothèse de travail.

Une seconde précision, qui prête à confusion : l’arrêté du 23 janvier 2026 institue bien une formation théorique de maintien des compétences à compter du 1er janvier 2027 pour les télépilotes dont le certificat a plus de cinq ans. Mais il ne vise que les télépilotes et missions exclus du règlement européen, donc les scénarios nationaux S-1 à S-3. Il ne régit pas le renouvellement du CATS.

Les étapes utiles restent donc :

  1. Anticiper : relever la date d’expiration portée sur chaque titre et engager les démarches plusieurs mois à l’avance, tant que la revalidation reste ouverte
  2. Se renseigner auprès de la DSAC ou de votre organisme de formation sur les modalités réellement disponibles pour votre titre
  3. Mise à jour de la déclaration sur AlphaTango, dont la validité propre est de 2 ans

Laisser un titre expirer n’est donc pas un simple retard administratif : c’est perdre la voie de la revalidation et devoir repasser l’épreuve. Une bonne gestion de vos échéances administratives est essentielle, et c’est justement ce que le module conformité d’AltiNest permet de suivre : chaque titre avec sa date, et une alerte avant l’échéance.

Pour aller plus loin, trois pages complètent celle-ci sous un autre angle : le panorama complet des certifications si vous voulez comparer les parcours, la préparation de l’examen CATS si vous devez le passer, et le suivi des échéances si votre problème est de ne rien laisser expirer.

Récapitulatif : que faut-il pour voler en professionnel en 2026 ?

Pour résumer, voici la checklist complète du télépilote professionnel :

  • Attestation A1/A3 minimum (examen en ligne gratuit)
  • Certificat A2 si vous volez un drone C2 près de personnes
  • CATS et attestation de formation pratique STS-01 ou STS-02 pour la catégorie spécifique (formation payante)
  • Autorisation d’exploitation (PDRA ou SORA) si votre mission ne rentre pas dans un STS
  • Enregistrement exploitant sur AlphaTango, numéro apposé sur le drone
  • Assurance RC obligatoire (voir notre guide assurance)
  • MANEX à jour en catégorie spécifique (comment rédiger votre MANEX)

Non, il ne faut pas de « brevet » au sens traditionnel. Mais il faut un ensemble de titres bien précis, adaptés à vos missions, et pouvoir les présenter. La réglementation drone en 2026 est claire sur ce point : pas de titre, pas de vol professionnel.

Sources

Gérez vos titres avec AltiNest

Entre les dates d’expiration des titres (A1/A3, A2, CATS), les déclarations AlphaTango qui valent deux ans et les obligations réglementaires, le suivi administratif peut vite devenir un casse-tête. Le module conformité d’AltiNest centralise vos certificats, MANEX et attestations, et vous alerte avant chaque expiration pour ne jamais rater un renouvellement. Essai gratuit 14 jours, sans carte bancaire, créer mon compte.